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Quelle est la meilleure routine du soir pour bien dormir ?

Dernière mise à jour : 1 avr.


Vous avez peut-être déjà essayé de vous coucher plus tôt, de boire une tisane, d’écouter une méditation… et pourtant, vos nuits restent agitées.

Chez Repoze, nous savons que ce n’est pas seulement l’heure du coucher qui compte, mais ce que vous faites dans les heures qui précèdent.

Une routine du soir bien construite n’est pas une contrainte, une injonction supplémentaire à vos journées déjà bien chargées, c’est en fait une transition douce entre le monde du jour et celui du sommeil.

Dans cet article, vous allez découvrir pourquoi une routine est essentielle, quelles erreurs éviter, et surtout comment créer une routine du soir efficace et apaisante, en respectant votre propre rythme biologique.


En France aussi, les troubles du sommeil sont fréquents, avec des difficultés d’endormissement, des éveils nocturnes ou des réveils trop précoces, ce qui rend les routines du soir particulièrement utiles dans une logique de prévention et de régulation du sommeil¹⁰.


Pourquoi une routine du soir est-elle si importante ?


Notre cerveau aime la prévisibilité.

Lorsque vous répétez les mêmes gestes chaque soir, dans le même ordre, vous créez un conditionnement comportemental qui facilite l’endormissement¹.

Ces rituels deviennent progressivement des signaux que le cerveau associe à l’arrivée du sommeil.

Sur le plan biologique, le corps suit un rythme interne appelé rythme circadien, régulé notamment par la lumière et par certaines habitudes quotidiennes².


Lorsque la stimulation diminue en fin de journée, plusieurs phénomènes se produisent :

  • la vigilance baisse

  • la température corporelle commence à diminuer

  • la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil, augmente progressivement³


Une routine du soir agit donc comme un signal de transition qui aide l’organisme à basculer vers l’état de repos.


La Méthode Repoze : des rituels simples pour déclencher l’endormissement


Une bonne routine du soir est une succession de gestes corporels, mentaux et sensoriels qui envoient progressivement au cerveau le message :


« La nuit peut commencer. »


Il ne s’agit pas d’appliquer une méthode rigide, mais de créer une séquence cohérente qui apaise l’organisme.


Les 5 piliers d’une routine du soir efficace

1. Programmer un sas de transition

Le passage entre la journée et la nuit mérite un moment de transition.

Quelques gestes simples peuvent suffire :

  • baisser progressivement la lumière en soirée

  • limiter les écrans au moins 30 à 60 minutes avant le coucher

  • créer un rituel sensoriel : tisane, douche tiède, musique douce


Pourquoi cela fonctionne ?

L’exposition à la lumière artificielle le soir peut retarder la sécrétion de mélatonine et perturber l’endormissement⁴ : éteignez les lumières trop fortes, favorisez les lumières chaudes et indirectes aux néons blanc des salles de bain. 


Lorsque la stimulation sensorielle diminue progressivement, le cerveau comprend que la phase de repos approche.


2. Calmer le système nerveux

Le stress est l’un des principaux ennemis du sommeil.


Lorsque l’organisme reste en mode alerte, le système nerveux sympathique reste actif et l’endormissement devient plus difficile⁵.

Certaines pratiques simples peuvent aider à favoriser l’activation du système parasympathique, celui associé au repos.


Par exemple :

La respiration 4-7-8, popularisée par le médecin Andrew Weil :

  • 4 secondes d’inspiration

  • 7 secondes de pause

  • 8 secondes d’expiration

Répétez ce cycle quatre fois.


Les recherches montrent que les exercices de respiration lente peuvent augmenter l’activité vagale et la variabilité de la fréquence cardiaque, deux indicateurs physiologiques associés à la détente⁶.


Astuce Repoze : un automassage des mains ou des pieds avec quelques gouttes d’huile essentielle de lavande ou d’amande douce peut aussi contribuer à créer une ambiance apaisante.


3. Structurer l’environnement

La chambre influence directement la qualité du sommeil, elle doit être pour cela exclusivement associée au repos.

Quelques repères utiles :

  • température fraîche autour de 18 °C

  • obscurité suffisante

  • literie confortable

  • téléphone éloigné du lit


Un environnement stable et rassurant facilite ce que les chercheurs appellent

l’association lit-sommeil, un principe central dans la thérapie comportementale de l’insomnie⁷.

Le cerveau apprend progressivement que cet espace est dédié au repos.


4. Alléger la charge mentale

Un mental encombré empêche souvent le corps de se détendre.

Avant de dormir, prenez quelques minutes pour écrire ce qui vous traverse l’esprit.

Cela peut être sur une simple feuille, dans un carnet que vous gardez près du lit, ou dans un cahier dédié à vos pensées du soir, l’important n’est pas tant l’outil que l’espace que vous créez pour déposer ce qui tourne dans votre tête.


Vous pouvez y noter :

  • les choses à faire le lendemain

  • les préoccupations du moment

  • une émotion ou une gratitude


Une étude menée à Baylor University a montré que les personnes qui écrivaient leurs tâches à venir avant de se coucher s’endormaient plus rapidement que celles qui écrivaient sur leur journée passée⁸.


Chez Repoze, nous avons conçu un carnet dédié à ce moment ”le Carnet des Ruminations : un compagnon silencieux où l’on peut déposer les pensées qui vous empêchent de dormir, il a été pensé pour vous guider à déposer jour après jour ce qui encombre votre esprit.


5. Choisir une heure de coucher régulière

Le sommeil aime la régularité.


Se coucher et se lever à des horaires stables est l’un des leviers les plus puissants pour réguler le sommeil².


La Méthode Repoze recommande :

  • un écart maximal de 1 à 2 heures entre semaine et week-end

  • se lever à une heure similaire même après une mauvaise nuit

  • reconnaître la fenêtre d’endormissement


Cette fenêtre correspond au moment où le corps devient naturellement prêt à dormir.

Certains signes apparaissent :


  • bâillements

  • yeux qui picotent

  • sensation de lourdeur dans les membres

  • ralentissement des pensées


Adapter sa routine à son chronotype


Chaque personne possède un rythme biologique propre, appelé chronotype. Certaines personnes s’endorment naturellement plus tôt, d’autres plus tard. Adapter sa routine à ce rythme permet de respecter le fonctionnement naturel de l’organisme.



Comment reconnaître son chronotype ?

Le chronotype correspond à votre rythme biologique naturel. Pour l’identifier, observez simplement à quelle heure vous avez naturellement sommeil le soir et à quel moment vous vous réveillez spontanément lorsque vous n’utilisez pas de réveil.


  • Le chronotype matinal

    • heure de coucher idéale : 21h – 22h. Commencer sa routine calme dès 20h : lumière douce, réduction des stimulations, rituel apaisant.


  • Le chronotype intermédiaire

    • heure de coucher idéale : 22h30 – 23h. Démarrer les rituels du soir vers 21h pour préparer progressivement l’endormissement.


  • Le chronotype vespéral

    • heure de coucher naturelle : autour de minuit. Réduire progressivement les stimulations dès 22h, écrans limités, lumière plus douce, activités calmes.


Dans la Méthode Repoze, nous tenons compte de ces chronotypes pour adapter les routines sur plusieurs semaines : heures de réveil et de coucher, mais aussi moments favorables pour la concentration, les repas ou l’activité physique. L’objectif est d’aider chacun à retrouver un rythme plus naturel et plus stable.


Les erreurs à éviter


Certaines habitudes peuvent perturber la transition vers le sommeil :

  • se coucher immédiatement après une activité stimulante

  • travailler ou consulter ses mails dans le lit

  • se forcer à dormir sans avoir respecté un temps de décompression

  • ignorer les signaux de fatigue du corps


Le sommeil ne se commande pas mais il s’anticipe. Les recommandations françaises insistent elles aussi sur l’importance d’une bonne hygiène du sommeil et d’une régulation du cycle veille-sommeil, avant d’envisager d’autres prises en charge¹¹.


Ce qu’il faut retenir


La meilleure routine du soir n’est pas celle qui coche toutes les cases, c’est celle qui vous apaise, qui vous ressemble et qui respecte votre rythme naturel.


Commencez simplement : une lumière plus douce, une respiration lente, quelques mots écrits sur un carnet et une lecture à la place d’un écran.


Soir après soir, ces gestes deviennent des repères. Avec la Méthode Repoze, nous vous aidons à transformer ces petits rituels en habitudes naturelles, pour retrouver un sommeil plus apaisé.


Questions fréquentes sur la routine du soir et le sommeil :


1. Quelle routine du soir pour bien dormir ?

Une routine efficace repose sur 3 éléments : réduire les stimulations, créer un rituel calme et garder des horaires réguliers.


2. À quelle heure commencer sa routine du soir ?

Idéalement 1 à 2 heures avant le coucher, selon votre chronotype.


3. Combien de temps doit durer une routine du soir ?

La régularité compte plus que la durée.


4. Pourquoi une routine du soir améliore le sommeil ?

Elle envoie au cerveau des signaux répétitifs de repos, facilitant l’endormissement.


5. Faut-il éviter les écrans le soir ?

Oui. Les écrans peuvent retarder l’endormissement et perturber le rythme du sommeil.


Références scientifiques


Cet article s’appuie sur des recherches publiées dans des revues internationales en médecine du sommeil et en neurosciences.


  1. Bootzin RR. Stimulus control treatment for insomnia. (1972)https://www.med.upenn.edu/cbti/assets/user-content/documents/Bootzin%201972.pdf

  2. Borbély AA. A two process model of sleep regulation. (1982)https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/7185792/

  3. Kräuchi K, Deboer T. Sleep and thermoregulation. (2010)https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20036836/

  4. Chang AM et al. Evening use of light-emitting devices negatively affects sleep. (2015)https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25535358/

  5. Vgontzas AN et al. Chronic insomnia is associated with nyctohemeral activation of the HPA axis. (2001)https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11502812/

  6. Laborde S et al. Heart Rate Variability and Cardiac Vagal Tone in Psychophysiological Research. (2017)https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28265249/

  7. Edinger JD et Means MK. Cognitive-behavioral therapy for primary insomnia. (2005)https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15951083/

  8. Scullin MK et al. The effects of bedtime writing on difficulty falling asleep. (2018)https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29058942/

  9. Roenneberg T et al. Epidemiology of the human circadian clock. (2007)https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17936039/

  10. ¹⁰ Inserm. Insomnie.https://www.inserm.fr/dossier/insomnie/

  11. ¹¹ Haute Autorité de Santé. Prise en charge du patient adulte se plaignant d’insomnie en médecine générale / Synthèse des recommandations. https://www.has-sante.fr/jcms/c_522637/fr/prise-en-charge-du-patient-adulte-se-plaignant-d-insomnie-en-medecine-generale

    https://www.has-sante.fr/jcms/c_522640/fr/rpc-sftg-insomnie-synthese-des-recommandations


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